DPE à Val Anne Marie, Chaumont : comprendre le bâti et ses étiquettes
À Val Anne Marie, l’analyse de 1 121 DPE décrit un quartier surtout composé d’appartements, où les constructions antérieures à 1975 occupent une place importante. Les classes C et D dominent, mais la proportion de passoires énergétiques dépasse celle observée à l’échelle de Chaumont.

Le dossier énergétique de Val Anne Marie repose sur 1 121 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 9 576 DPE analysés à Chaumont. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction et leurs résultats énergétiques. Elles constituent un repère pour comprendre le contexte d’une vente ou d’une location, sans remplacer l’examen du logement concerné. Il faut notamment distinguer les caractéristiques du bâti, les étiquettes et les estimations de dépenses : ces indicateurs ne répondent pas à la même question. Leur lecture conjointe montre un quartier où les classes intermédiaires dominent, mais où les situations restent diverses.
Un bâti dominé par les appartements et la période 1948-1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Val Anne Marie) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 2 | 0,2 % |
| B | 9 | 0,8 % |
| C | 408 | 36,4 % |
| D | 415 | 37,0 % |
| E | 195 | 17,4 % |
| F | 63 | 5,6 % |
| G | 29 | 2,6 % |
La période de construction la plus représentée à Val Anne Marie est celle de 1948 à 1974, avec 35,1 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 en représentent 23,0 %, tandis que l’ensemble du bâti antérieur à 1975 atteint 58,1 %. Cette présence de constructions anciennes est plus marquée que ne le laisserait penser la seule période dominante. Le profil résidentiel est également net : les maisons individuelles comptent pour 21,8 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Ces proportions décrivent la structure de l’échantillon, mais elles ne renseignent pas sur les rénovations réalisées. Une date de construction ne permet donc pas, à elle seule, de déduire l’étiquette d’un bien.
- La période 1948-1974 représente 35,1 % des diagnostics : elle constitue le premier repère chronologique pour présenter le bâti du quartier, sans résumer à elle seule toutes ses générations de logements.
- Les constructions antérieures à 1948 pèsent 23,0 % dans le quartier, contre 16,9 % à Chaumont. Le bâti le plus ancien est donc davantage représenté dans l’échantillon local.
- Avec 21,8 % de maisons individuelles et une surface médiane de 66 m², les données invitent à distinguer les types de biens plutôt qu’à appliquer un portrait uniforme à chaque adresse.
Les classes C et D dominent, avec 8,2 % de passoires énergétiques
Les étiquettes les plus fréquentes sont D, avec 415 diagnostics, et C, avec 408 diagnostics. La classe E rassemble ensuite 195 logements. À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B restent peu représentées, avec respectivement 2 et 9 diagnostics. Les classes F et G concernent 63 et 29 logements, soit 92 passoires énergétiques au total et une part de 8,2 %. Le quartier ne peut donc pas être décrit uniquement à travers ses logements les moins performants : son profil repose d’abord sur les classes C et D. Toutefois, la présence de F et de G constitue un point d’attention distinct, particulièrement pour apprécier la situation d’un bien avant sa commercialisation.
- A : 2 diagnostics ; B : 9 diagnostics. Ces étiquettes sont présentes dans l’échantillon, mais elles ne caractérisent pas le profil dominant du quartier.
- C : 408 diagnostics ; D : 415 diagnostics. Ces deux classes forment le cœur de la répartition observée et constituent un repère local pour situer l’étiquette d’un logement.
- E : 195 diagnostics. Cette classe doit être distinguée des F et G, sans être assimilée aux résultats des logements classés C ou D.
- F : 63 diagnostics ; G : 29 diagnostics. Leur total de 92 logements correspond aux 8,2 % de passoires énergétiques signalés dans les données du quartier.
Face à Chaumont : davantage de F et G, des médianes à distinguer
La comparaison avec Chaumont fait apparaître plusieurs contrastes. La proportion de passoires énergétiques atteint 8,2 % à Val Anne Marie, contre 5,3 % dans la ville entière. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur : 1 190 € dans le quartier, contre 1 055 € à l’échelle communale. La consommation médiane est en revanche plus proche, à 184 kWh/m²/an contre 181 kWh/m²/an. La surface médiane est identique dans les deux ensembles, à 66 m². Enfin, le bâti antérieur à 1948 est davantage représenté localement. Ces observations situent le quartier par rapport à la référence municipale, mais les données disponibles ne permettent pas d’attribuer l’écart de coût à une cause précise.
Vendre à Val Anne Marie : expliquer le résultat du bien
Pour préparer une vente, ces données aident à présenter le logement dans son environnement sans confondre contexte collectif et performance individuelle. Un bien classé C ou D appartient aux catégories les plus représentées parmi les 1 121 DPE du quartier. Un bien classé F ou G s’inscrit dans un groupe plus restreint, mais proportionnellement plus présent qu’à Chaumont. Cette comparaison peut nourrir les échanges sur le diagnostic, à condition de ne pas en déduire automatiquement une valeur immobilière. Aucune donnée de transaction n’est fournie ici. Le vendeur peut donc s’appuyer sur l’étiquette, les estimations et les caractéristiques propres au logement pour documenter sa présentation, sans annoncer une décote, une plus-value ou un résultat de vente.
Louer dans le quartier : distinguer budget estimé et situation individuelle
Pour une mise en location, le premier enjeu est de rendre lisible la situation énergétique du logement proposé. Le coût médian estimé de 1 190 € par an dans le quartier peut donner un contexte, mais il ne doit pas être présenté comme le budget attendu pour ce bien. La même prudence vaut pour la consommation médiane de 184 kWh/m²/an. Lorsque le diagnostic relève une classe F ou G, la présence de 92 logements dans ces catégories à Val Anne Marie ne permet pas, à elle seule, de conclure sur les possibilités de location. Les faits fournis ne comprennent aucun cadre réglementaire : il faut donc distinguer ce portrait statistique de l’examen des conditions applicables au logement.
Questions fréquentes
Val Anne Marie est-il moins performant que l’ensemble de Chaumont ?
Plusieurs indicateurs sont moins favorables dans le quartier : les classes F et G représentent 8,2 % des diagnostics, contre 5,3 % dans la ville, et le coût annuel médian estimé atteint 1 190 €, contre 1 055 €. La consommation médiane reste toutefois proche, à 184 contre 181 kWh/m²/an. Il est donc plus précis de comparer chaque indicateur que d’attribuer une performance unique à tous les logements de Val Anne Marie.
L’ancienneté du bâti explique-t-elle les étiquettes du quartier ?
Les logements antérieurs à 1975 représentent 58,1 % des diagnostics, et la période dominante est 1948-1974, avec 35,1 %. Cela décrit un contexte de construction, mais les faits fournis ne croisent pas les périodes avec les étiquettes. Ils ne détaillent pas non plus les rénovations. Il n’est donc pas possible d’affirmer que l’ancienneté explique directement les résultats, ni de prévoir le DPE d’un logement à partir de son seul âge.
Quels chiffres utiliser pour présenter un bien à vendre ou à louer ?
Les 1 121 diagnostics géolocalisés, la prédominance des classes C et D et la part de 8,2 % de F et G constituent des repères de quartier. Pour présenter le bien lui-même, il faut distinguer ces statistiques de ses propres résultats. La surface médiane de 66 m² et le coût annuel médian estimé de 1 190 € ne décrivent pas nécessairement ce logement et ne permettent pas de conclure sur sa valeur ou ses conditions de location.