DPE à Centre-Faubourgs-Sud, Chaumont : bâti ancien et profil énergétique

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Centre-Faubourgs-Sud, les 1 209 DPE géolocalisés décrivent un quartier principalement composé d’appartements, où le bâti ancien occupe une place importante. Les étiquettes C et D dominent, tandis que la part de passoires énergétiques reste inférieure à celle de Chaumont.

DPE à Centre-Faubourgs-Sud, Chaumont : bâti ancien et profil énergétique — Chaumont

Le dossier énergétique de Centre-Faubourgs-Sud repose sur 1 209 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 9 576 DPE à Chaumont. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur ancienneté et leurs niveaux de performance. Elles apportent aussi des repères pour situer un bien dans son environnement avant une vente ou une mise en location. Leur lecture demande toutefois de distinguer le profil collectif du quartier de la situation propre à chaque logement. Une étiquette fréquente localement ne permet pas d’attribuer cette même classe à un appartement précis, pas davantage qu’un coût médian ne permet de prévoir sa dépense énergétique individuelle.

Un bâti surtout ancien et très majoritairement en appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Centre-Faubourgs-Sud)Part du quartier
A00,0 %
B201,7 %
C42234,9 %
D58648,5 %
E12710,5 %
F363,0 %
G181,5 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Centre-Faubourgs-Sud (Chaumont).

La période de construction dominante est celle d’avant 1948 : elle représente 47,6 % des diagnostics de Centre-Faubourgs-Sud, contre 16,9 % à l’échelle de Chaumont. Le quartier se distingue donc nettement par le poids de son bâti ancien dans l’échantillon. La part des logements construits avant 1975 atteint 59,0 %, ce qui confirme l’importance des constructions les plus anciennes dans le profil observé. Les maisons individuelles ne représentent que 6,0 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Ce dossier décrit ainsi principalement un parc collectif. La surface médiane de 60 m², contre 66 m² pour la ville, complète ce portrait sans renseigner sur le nombre de pièces, la configuration des immeubles ou les caractéristiques précises de chaque logement.

  • Ancienneté : les 47,6 % de diagnostics concernant des logements d’avant 1948 décrivent une particularité du quartier, mais ne suffisent pas à déterminer leur état actuel ou leur niveau d’isolation.
  • Type de logement : avec seulement 6,0 % de maisons individuelles, les résultats locaux constituent avant tout un point de comparaison pour les appartements, plutôt que pour un parc de maisons.
  • Surface : la médiane de 60 m² fournit un repère de taille dans l’échantillon. Elle ne signifie pas que tous les logements présentent une surface proche de cette valeur.

Les classes C et D dominent les 1 209 diagnostics

La classe D est la plus représentée à Centre-Faubourgs-Sud, avec 586 diagnostics, devant la classe C, qui en compte 422. La classe E concerne 127 diagnostics, tandis que les classes F et G en regroupent respectivement 36 et 18. À l’autre extrémité de la répartition, 20 diagnostics sont classés B et aucun n’est classé A. Cette distribution montre que le profil énergétique du quartier ne se résume pas à son ancienneté : malgré la forte présence de constructions antérieures à 1948, les passoires F et G restent minoritaires dans l’échantillon. Les données fournies ne permettent cependant pas d’expliquer cette répartition par des travaux déjà réalisés, par les équipements de chauffage ou par les caractéristiques techniques des bâtiments.

  • Classes A et B : aucun diagnostic A et 20 diagnostics B sont recensés. Ces étiquettes occupent une place limitée dans la répartition observée, sans que les données permettent d’identifier les bâtiments concernés.
  • Classes C et D : avec 422 et 586 diagnostics, elles constituent le cœur du profil local. Pour un bien à vendre ou à louer, elles offrent un contexte de comparaison, mais pas une évaluation individuelle.
  • Classes E, F et G : les effectifs sont de 127, 36 et 18 diagnostics. Les 54 logements classés F ou G représentent 4,5 % de l’échantillon du quartier.

Moins de passoires que dans la ville, mais une consommation médiane supérieure

La comparaison avec Chaumont fait apparaître un profil contrasté. La part de passoires énergétiques atteint 4,5 % à Centre-Faubourgs-Sud, contre 5,3 % pour la ville entière. Sur cet indicateur, le quartier présente donc une proportion plus faible de logements classés F ou G. En revanche, sa consommation médiane est de 192 kWh/m²/an, contre 181 kWh/m²/an à l’échelle communale. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur : 1 065 €, contre 1 055 €. Ces résultats ne sont pas contradictoires, car la proportion des classes les plus défavorables et les valeurs médianes décrivent des aspects différents de l’échantillon. Il serait donc réducteur de présenter le quartier comme globalement plus ou moins performant à partir d’un seul de ces repères.

Vendre : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier

Pour préparer une vente à Centre-Faubourgs-Sud, l’intérêt de ces données est de fournir un contexte documenté à la présentation du logement. Un bien classé C ou D se situe dans les catégories les plus représentées parmi les 1 209 diagnostics analysés. Un bien classé F ou G appartient à un ensemble moins fréquent, qui compte 54 logements dans l’échantillon. Cette situation ne permet toutefois de déduire ni une valeur de vente, ni une décote, ni le comportement des acquéreurs. La présentation du bien gagne à distinguer son étiquette, sa consommation estimée et ses caractéristiques propres des statistiques locales. L’ancienneté du quartier peut expliquer son profil immobilier, mais elle ne doit pas servir de raccourci pour qualifier la performance d’un logement particulier.

Louer : examiner le diagnostic individuel et les dépenses estimées

Pour une mise en location, la médiane locale de 1 065 € par an fournit un repère de lecture, mais elle ne constitue pas un budget garanti au futur occupant. Le coût estimé du logement concerné doit rester distinct de cette donnée collective, tout comme sa surface doit être distinguée de la médiane de 60 m². La forte majorité d’appartements invite également à comparer des logements de caractéristiques proches plutôt qu’à appliquer uniformément les chiffres du quartier. Pour les biens classés E, F ou G, la répartition locale signale leur place dans l’échantillon sans permettre de définir des travaux adaptés. Enfin, les seules données fournies ne permettent pas de conclure à la possibilité juridique de louer un logement précis : elles décrivent un état statistique, pas une situation réglementaire individuelle.

Questions fréquentes

Le bâti ancien explique-t-il à lui seul les étiquettes DPE du quartier ?

Non. Les logements d’avant 1948 représentent 47,6 % des diagnostics de Centre-Faubourgs-Sud, mais les classes les plus fréquentes sont D, avec 586 diagnostics, et C, avec 422. Ces résultats montrent qu’ancienneté et étiquette ne peuvent pas être assimilées. Les faits fournis ne détaillent ni l’isolation, ni le chauffage, ni les travaux éventuels. Ils ne permettent donc pas d’établir les causes techniques de la performance observée ou d’attribuer une classe à un logement sur la seule base de son âge.

Centre-Faubourgs-Sud est-il plus performant que la moyenne de Chaumont ?

Cela dépend de l’indicateur retenu. Le quartier compte proportionnellement moins de passoires F et G : 4,5 %, contre 5,3 % dans la ville. Sa consommation médiane est toutefois supérieure, à 192 kWh/m²/an contre 181 kWh/m²/an. Son coût annuel médian estimé atteint 1 065 €, contre 1 055 €. Il faut présenter ces résultats ensemble pour éviter une conclusion trop générale. Ils décrivent des dimensions complémentaires du profil énergétique, et non un classement unique de performance.

Comment utiliser ces chiffres avant de vendre ou de louer un appartement ?

Ils servent à mettre le DPE du bien en perspective avec les 1 209 diagnostics du quartier. La comparaison est particulièrement pertinente pour comprendre un environnement où les maisons individuelles ne représentent que 6,0 % de l’échantillon. Il convient néanmoins de partir des données propres à l’appartement : son étiquette, sa surface et ses estimations énergétiques. Les statistiques du quartier ne permettent de fixer ni une valeur immobilière, ni une dépense future certaine, ni un programme de travaux.

Sources officielles

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